Comment fonctionne l’économie d’énergie via un contrat de performance énergétique ?

Comment économiser de l’énergie sans investir au préalable ? Dans cet article, vous découvrez comment fonctionne un contrat de performance énergétique (CPE) : de l’état des lieux et de l’audit à la mise en œuvre, au suivi et à la garantie d’économies. Nous expliquons comment les économies sont mesurées et vérifiées, qui assume quels risques et en quoi cela diffère d’un leasing ou d’un investissement classique. Idéal pour les organisations multi-sites, confrontées à des coûts énergétiques élevés et à une capex limitée, qui veulent réduire rapidement leurs émissions de CO2 et leurs dépenses. Curieux de savoir quels accords font réellement la différence sur le terrain ?

Un contrat de performance énergétique fonctionne en finançant et en mettant en œuvre des mesures d’économie d’énergie, puis en remboursant l’investissement grâce aux économies garanties et mesurées. Une organisation obtient ainsi des économies d’énergie sans investissement préalable et rembourse la solution via une facture énergétique réduite, et non au moyen d’un budget supplémentaire.

Ce modèle convient particulièrement aux entreprises multi-sites, avec des coûts énergétiques élevés et un capex limité, ou lorsque vous souhaitez réduire rapidement le CO2 et les coûts, avec des accords clairs sur les performances, les risques et le suivi.

Vous trouverez ci-dessous ce qu’est exactement un EPC, comment le parcours se déroule, comment les économies sont vérifiées et comment le distinguer d’un leasing ou d’un investissement classique.

Qu’est-ce qu’un contrat de performance énergétique (EPC) et quand le choisir ?

Un contrat de performance énergétique est un accord dans lequel un prestataire conçoit, réalise et souvent finance des interventions d’économies d’énergie, avec une garantie de performance sur l’économie réalisée. Vous le choisissez si vous voulez économiser rapidement, externaliser la complexité technique et viser des économies d’énergie sans investissement préalable avec des résultats mesurables.

En pratique, un EPC peut couvrir une seule mesure, comme l’éclairage LED, ou un ensemble, comme l’éclairage, l’optimisation HVAC et le pilotage via le monitoring. L’idée centrale reste la même : la rémunération est liée aux performances, ce qui déplace l’attention de la seule installation vers un résultat démontrable.

Un EPC est souvent un excellent choix si :

  • votre facture énergétique est élevée ou volatile et vous souhaitez plus de prévisibilité
  • vous avez peu de temps en interne pour sélectionner, coordonner et suivre des entrepreneurs
  • vous voulez des KPI clairs sur les kWh, la puissance de pointe, le confort et le CO2
  • vous souhaitez préserver votre capex pour vos activités cœur

Comment fonctionne l’approche étape par étape : de l’audit à la réception ?

L’approche commence par la définition d’une mesure de référence et une analyse technique et financière. Les mesures sont ensuite sélectionnées, chiffrées et fixées contractuellement avec des règles de mesure et des garanties. Viennent ensuite l’ingénierie, l’exécution, la mise en service et une réception avec vérification du bon fonctionnement. Les économies d’énergie sont ainsi réalisées de manière structurelle et contrôlable.

  1. Screening et collecte de données : données de consommation, valeurs quart-horaires, informations bâtiment, processus, exigences de confort et limites opérationnelles.
  2. Audit énergétique et baseline : détermination de la consommation de référence et des facteurs qui l’influencent, comme l’occupation, le volume de production ou l’impact météo.
  3. Pack de mesures et business case : sélection d’interventions à fort impact, faisabilité, planification des nuisances et économies attendues.
  4. Contrat et plan de mesure : accords sur la garantie, la méthode de mesure, le reporting, les corrections et les responsabilités.
  5. Build et commissioning : installation, tests, réglages et transfert vers l’exploitation.
  6. Run et optimisation : suivi, ajustements et reporting périodique pour garantir les performances.

Important : plus vous définissez précisément en amont la baseline et les conditions-cadres, moins il y aura de discussions ensuite sur ce qui compte — ou non — comme “économie”.

Comment les économies sont-elles mesurées et vérifiées dans un contrat de performance ?

Les économies sont mesurées en comparant la consommation réelle après mise en œuvre à une baseline définie à l’avance, généralement corrigée des changements pertinents tels que l’occupation, la production ou les influences météorologiques. Dans un contrat de performance, vous fixez aussi comment vous mesurez, quels compteurs font foi et à quelle fréquence vous rapportez, afin que l’économie reste vérifiable.

Dans de nombreux EPC, la vérification s’effectue via un plan de mesure et de vérification incluant notamment :

  • Sources de données : compteur principal, sous-comptage, système de gestion technique du bâtiment, journaux de production ou horaires d’ouverture.
  • Période de mesure : mensuelle ou trimestrielle, avec une consolidation annuelle.
  • Normalisation : corrections pour des facteurs externes à la mesure, par exemple les degrés-jours pour le HVAC.
  • Reporting : rapports transparents avec hypothèses, écarts et actions.

Conseil pratique : demandez explicitement comment sont gérées les exceptions, comme des arrêts temporaires, de nouvelles machines ou des horaires modifiés. Cela évite que les économies paraissent à tort plus élevées ou plus faibles.

Qui supporte quels risques et coûts dans les économies d’énergie via un contrat de performance ?

Dans les économies d’énergie via un contrat de performance, les risques et les coûts se déplacent en grande partie vers la partie exécutante, puisqu’elle fournit une garantie d’économies et supporte souvent aussi l’investissement. Vous restez toutefois responsable de fournir des informations d’exploitation correctes, de donner accès aux installations et de respecter les conditions d’utilisation convenues, afin que la performance puisse être atteinte de manière réaliste.

Répartition typique dans un EPC :

  • Risque technique : les choix de conception, le dimensionnement, la qualité d’installation et les réglages relèvent généralement de l’exécutant.
  • Risque de performance : si l’économie garantie n’est pas atteinte, le contrat prévoit souvent une compensation ou des ajustements.
  • Conditions opérationnelles : les changements d’usage, de production ou d’exigences de confort peuvent influencer l’économie et sont pris en compte contractuellement via des corrections.
  • Maintenance et continuité : souvent incluses ou strictement définies, car la maintenance a un impact direct sur les performances.

Lors des négociations, soyez particulièrement attentif à la définition de la “disponibilité” et aux délais d’intervention en cas de panne. Cela détermine en partie si les économies se maintiennent aussi en pratique.

Quelle est la différence entre un contrat de performance, le leasing et un investissement classique ?

La différence principale est qu’un contrat de performance repose sur des économies garanties, tandis que le leasing est surtout une forme de financement, et qu’un investissement classique est un choix capex sans garantie de performance intégrée. Si vous voulez des économies d’énergie sans investissement préalable et de la certitude sur le résultat, vous vous orienterez souvent vers un EPC plutôt que vers le seul leasing.

  • Contrat de performance (EPC) : focalisé sur le résultat. Les économies, la méthode de mesure, les garanties et souvent la maintenance et le suivi sont fixés contractuellement.
  • Leasing : vous étalez le paiement d’un actif, mais vous supportez généralement vous-même le risque que la mesure économise moins que prévu, sauf si vous souscrivez des garanties supplémentaires.
  • Investissement classique : vous payez vous-même et conservez l’ensemble du contrôle et des gains, mais vous assumez aussi les risques de conception, d’exécution et de performance, ainsi que la charge projet interne.

Règle pratique : si vous voulez surtout étaler le budget, regardez le leasing. Si vous voulez surtout sécuriser le résultat, regardez un contrat de performance.

Comment Helexia aide à réaliser des économies d’énergie via un contrat de performance ?

Nous aidons les organisations à rendre les économies d’énergie sans investissement préalable réalisables et maîtrisables en combinant l’ensemble du parcours EPC avec l’ingénierie, l’exécution, le suivi et une mesure/vérification claire. Vous bénéficiez ainsi d’un interlocuteur unique, d’un reporting transparent et d’une approche qui fonctionne sur un site ou sur un portefeuille complet.

  • Plan : mesure de référence, Carbon ID et audit énergétique pour prioriser les meilleures mesures
  • Build : réalisation d’interventions d’économies d’énergie telles que LED, optimisation HVAC et monitoring
  • Run : maintenance, monitoring et optimisation continue pour garantir les performances
  • Finance : modèles où les économies contribuent au remboursement de la solution, avec un focus sur la prévisibilité

Découvrez notre offre de solutions énergétiques, apprenez à nous connaître via notre site web, ou discutez directement de votre situation en contactant Helexia.

Frequently Asked Questions

Quelle est la durée habituelle d’un contrat de performance énergétique (EPC) et comment choisir la bonne durée ?

La durée dépend du pack de mesures et du temps de retour sur investissement, souvent entre 3 et 10 ans. Choisissez une durée qui (1) laisse suffisamment de marge pour rembourser l’investissement grâce aux économies, (2) corresponde à la durée de vie des installations et (3) conserve votre flexibilité en cas de rénovation planifiée ou de déménagement. Faites chiffrer différents scénarios (plus court/plus long) et examinez l’impact sur le cash-flow mensuel et l’économie garantie.

Quelles données et quelle préparation faut-il pour démarrer rapidement un EPC ?

Pour un démarrage fluide, rassemblez idéalement 12 à 24 mois de factures d’énergie ou de données de mesure, un aperçu des sites/bâtiments (surfaces, fonctions, horaires d’ouverture), des informations sur le HVAC et l’éclairage (année de construction, état de maintenance), ainsi que les changements prévus (rénovation, extension de production). Désignez aussi en interne un responsable de projet et un processus de décision, afin que les questions d’accès, d’exigences de confort et de planning puissent être traitées rapidement.

Que se passe-t-il si l’organisation change pendant le contrat (nouvelles machines, autre occupation, extension) ?

Assurez-vous que le contrat contient des règles claires de « change of use ». En pratique, la baseline est alors ajustée via des corrections convenues à l’avance (p. ex. heures de production supplémentaires, m² supplémentaires, setpoints modifiés). Signalez les changements immédiatement, tenez des journaux (production, occupation, heures) et prévoyez une revue périodique (p. ex. trimestrielle) pour éviter les discussions a posteriori.

Comment éviter que le confort ou la continuité d’activité ne souffrent des économies d’énergie ?

Fixez contractuellement des KPI de confort (plages de température, qualité de l’air, disponibilité), ainsi que des points de mesure et des délais de réponse en cas de plaintes. Planifiez les travaux par phases et en dehors des heures de pointe, et demandez le commissioning et le suivi (réglages après quelques semaines/saisons). Faites également préciser qui peut modifier les setpoints et comment les écarts sont suivis.

Peut-on combiner un EPC avec des subsides, primes ou d’autres financements ?

Oui, souvent. Convenez à l’avance de qui demande les subsides, qui perçoit le bénéfice et comment cela influence le business case (p. ex. durée plus courte ou rémunération plus faible). Vérifiez aussi les règles de cumul et le timing : certaines primes exigent une demande avant la commande ou le démarrage des travaux. Faites intégrer ces éléments dans le contrat et le planning.

Quelles clauses contractuelles méritent une attention particulière avant de signer ?

Concentrez-vous sur : (1) la définition de la baseline et des normalisations, (2) la méthode de mesure et de vérification et l’accès aux données, (3) le mécanisme de garantie et de compensation en cas de sous-performance, (4) les responsabilités de maintenance et les délais d’intervention, (5) les exceptions/force majeure et le « change of use », et (6) les modalités de sortie/reprise en cas d’arrêt anticipé ou de vente du site. Demandez un exemple de rapport et une RACI claire (qui fait quoi) pour la phase run.